On aime beaucoup nous faire croire qu’on est libres.
Libres de penser.
Libres de choisir.
Libres de décider de notre avenir.
Bon… jusqu’à ce qu’on réalise que, pour plusieurs grandes décisions qui nous concernent directement, le dernier mot n’est pas toujours à Québec.
Notre argent part, revient, repart.
Nos priorités doivent parfois composer avec celles d’un pays qui s’étend d’un océan à l’autre.
Et pendant ce temps-là, nous autres, on continue de gérer notre petit coin de pays avec notre façon bien à nous de faire les choses.
Pourtant, on n’est pas particulièrement compliqués.
On veut juste pouvoir gérer notre affaire.
Notre langue.
Notre culture.
Nos priorités.
Notre économie.
Notre façon de voir l’avenir.
Pas parce qu’on déteste le voisin.
Au contraire.
On peut très bien aimer son voisin sans vouloir vivre éternellement dans son sous-sol.
C’est peut-être ça, le drôle de paradoxe : on nous demande souvent pourquoi vouloir être indépendants, comme si vouloir prendre nos propres décisions était une forme d’hostilité.
Mais depuis quand avoir les clés de sa propre maison signifie qu’on déteste les voisins?
Peut-être qu’un jour, il faudrait simplement essayer.
Pas nécessairement pour prouver quelque chose.
Juste pour voir ce qu’on serait capables de bâtir quand la décision finale nous appartient vraiment.
Après tout, ça fait longtemps qu’on dit qu’on est capables.
Faudrait peut-être arrêter de demander la permission et vérifier.
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