Le jour de fête à quelqu’un, c’est simple.
C’est le seul jour de l’année où le monde se rassemble pour te dire « bonne fête » pendant que toi tu réalises que t’es officiellement plus vieux, plus fatigué, pis un peu plus scrap qu’hier.
Quand t’es jeune, c’est malade :
t’as des cadeaux, du gâteau, pis de l’énergie pour courir partout.
Quand t’es adulte ?
T’as un gâteau cheap, deux messages Facebook pis une tante qui te donne des bas ou une crème pour le dos comme si t’étais rendu un vieux monsieur qui nourrit des pigeons.
Pis là tout le monde te chante bonne fête autour de toi.
Personne regarde personne dans les yeux.
Ça sonne comme un rituel bizarre pour invoquer le diabète.
Pis faut que tu souffles les chandelles.
Le problème c’est qu’à partir de 30 ans, y’a tellement de chandelles que ça devient un projet de sécurité incendie.
Après ça, quelqu’un lève son verre pis dit :
« À un an de plus ! »
Pis toi dans ta tête t’es comme :
« Ouais… un an de moins aussi, champion. »
Mais bon.
On mange du gâteau, on boit un peu trop, pis on rit pareil.
Parce qu’au fond, la fête c’est pas pour célébrer ton âge.
C’est juste pour célébrer que t’es encore en vie… malgré toutes les décisions de marde que t’as prises jusque-là.
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